La Parolière

Un site de mots, sans prétention. J'écris des poèmes et des chansons que je vous propose de lire et de commenter. J'apprécie également les textes d'autres artistes, connus ou inconnus, que je souhaite partager.

01 mai 2008

Quand je vous ai perdu

Nappées d'ombre et de lumière Empty_Bed
Les voix se réveillent, la vôtre
La mienne, elles se repèrent
Aux notes portées par ces autres

Cœurs qui accompagnent l'instant
Et vous rapprochent tellement de moi
Les bonheurs et les déchirements
Me soulèvent, se relâchent parfois

Teintés de rire, lourds d'émotion
Mes yeux s'allument et s'émerveillent
De ce qui se cache sous la passion
Des corps qui chauffent sans soleil

Et je retrouve tout à coup
Ce qui manque à mes mots
Car prononcés par vous
Ils trouvent un écho

J'éclate mes orages
Et j'oublie mes mirages

Et je retourne à ma vie
Après vous avoir vu
Tout semble plus joli
Quand je vous ai perdu

Repue d'une tendresse imprévue
Mon âme échappe à la douleur
De regretter une fois de plus
L'ordinaire dans toute sa splendeur

Je n'attends pas que vous donniez
Ni rêve ni sens à mes histoires
Mais l'exutoire que vous m'offrez
Apaise un peu mes désespoirs

Et je retrouve tout à coup
Ce qui manque à mes mots
Car prononcés par vous
Ils trouvent un écho

J'éclate mes orages
Et j'oublie mes mirages

Et je retourne à ma vie
Après vous avoir vu
Tout semble plus joli
Quand je vous ai perdu

Lorsqu'en un dernier souffle
Tout le superflu s'évapore
L'essentiel, lui, se camoufle
Sous ma peau. Puis je m'endors.

Et je retourne à ma vie
Après vous avoir vu
Tout semble plus joli
Quand je vous ai perdu

Mes orages ont éclaté
Mes mirages sont oubliés

Je retrouve tout à coup
Ce qui manque à mes mots
Car prononcés par vous
Ils trouvent un écho

Et je retourne à ma vie
Après vous avoir vu
Tout semble plus joli
Quand je vous ai perdu

Sparadra

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29 avril 2008

Je suis...

ego2Je suis ego en froid
Avec moi-même
Je suis écho sans voix
Aux répliques incertaines

Je suis l'automne
Dénudant ses chagrins
Je suis maldone
M'accrochant à ta main

Je suis tout et son contraire
Tout et n'importe quoi
Je suis à tort et à travers
Tout et rien à la fois
Tout et rien à la fois

Je suis le loup et la grand-mère
Le chaperon rouge dans son bois
Je suis mes torts et mes travers
La colère sous un drap de soie
La colère sous un drap de soie


Je suis la femme
Et l'enfant d'abord
Je suis la larme
Versée sans effort

Je suis la force
La glace et le vent
Je suis l'écorce
En surface seulement

Je suis tout et son contraire
Tout et n'importe quoi
Je suis à tort et à travers
Tout et rien à la fois
Tout et rien à la fois

Je suis le loup et la grand-mère
Le chaperon rouge dans son bois
Je suis mes torts et mes travers
La colère sous un drap de soie
La colère sous un drap de soie

Je suis moins l'endroit que l'envers
La face cachée du désarroi
Je suis à mort et en enfer
Ce qu'il reste après toi
Ce qu'il reste après toi


Sparadra

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02 avril 2008

Les mots

mots

C'est à l'abri du temps
Qu'ils se sont réfugiés
Pour se perdre un instant
Sur un bout de papier
C'est à l'âme d'un chant
Qu'ils se sont invités
De leur main, attendant
Ta gorge déployée

C'est à l'aube d'un cœur
Qu'il faut imaginer
La fièvre et la douceur
L'une à l'autre emmêlées
Les joies et les douleurs
Qui se sont rencontrées
Dans ces mots de chaleur
Que tes lèvres ont livrés

Ils sonnent avec fracas
S'habillent de velours
La note prend le pas
La magie prend son tour
Quand se rejoignent alors
Leur ombre et ta lumière
Lorsque la vie prend corps
Et ouvre tes paupières

C'est à l'abri du vent
Qu'ils n'ont cessé d'attendre
D'être expiés maintenant
Pour mieux nous faire entendre
A qui voudra pourtant
A qui pourra comprendre
Les mots battus au sang
Dans les chairs les plus tendres

C'est à l'aube d'un mal
Que rien ne peut guérir
Que leur présence avale
Nos hivers et nos pires
Que leur cadence exhale
Ce qu'on ne sait pas dire
C'est ainsi qu'ils nous parlent
Juste avant de mourir

Ils sonnent avec fracas
S'habillent de velours
La note prend le pas
La magie prend son tour
Quand se rejoignent alors
Leur ombre et ta lumière
Lorsque la vie prend corps
Et ouvre tes paupières

Sparadra

Posté par Sparadra à 12:44 - Chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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